Tour des Glaciers de la Vanoise
16 septembre 2009Encore une reconnaissance pour proposer un nouveau séjour à ma clientèle japonaise. Cette fois c’est le parc national de la Vanoise et son Tour des Glaciers qui était au programme avec pour but entre autre de repérer les variantes, quelques sentes à moutons, faire le tour des refuges… Au-delà du travail de repérage, ce fut surtout quatre belles journées d’automne. L’orage et la pluie furent continuellement menaçants, mais j’ai toujours réussi à passer entre les gouttes et à profiter des éclaircies. De magnifiques éclaircies dont les rayons transperçant les nuages faisaient flamboyer le paysage de ses couleurs d’automne. Des herbes sèches devenues blondes au rouge vif des myrtillers, la végétation s’était drapée de son voile chatoyant. Que la montagne est belle en cette saison! Qu’elle est paisible aussi, loin de la cohue estivale.
C’est par Modane (plus pratique en train) que j’ai choisi d’accéder au parc pour monter à pied jusqu’au refuge d’Orgère, point de départ et d’arrivée de ma boucle. Le bivouac étant interdit après le 31 août, j’ai donc été forcé de dormir dans les refuges. J’ai quand même porté ma nourriture, mais c’était agréable d’avoir un sac léger. La première étape m’a menée au refuge du Roc de la Pêche par le col de la Masse et le col d’Aussois. J’ai un moment hésité à pousser jusqu’au refuge Valette mais les nuages étaient menaçant. Je regrette de ne pas l’avoir fait! Le refuge du Roc de la Pêche à plus de 26 euros la nuitée, si si 26 euros juste la nuitée… est exorbitant et le refuge de la Valette a une vue incomparable et un accueil tellement plus chaleureux! C’est à mon avis le refuge à ne pas manquer de ce circuit (bien que je n’y suis que passé discuter avec la gardienne). Le panorama depuis le refuge est vraiment splendide ; depuis les crêtes avoisinantes, on peut même voir le Mont-Blanc et les Ecrins. Tant pis ça sera pour la prochaine fois.
C’est seulement le lendemain que je suis monté au refuge de Valette d’où j’ai pu admirer l’arrivée des premiers rayons de soleil sur les sommets de l’autre côté de la vallée. Puis ce fut un enchaînement de petites vallées et de cols, tantôt imposants, tantôt paisibles, majestueux, sauvages où surprenants, dans tous les cas cette partie du Tour des Glaciers en est sûrement l’une des plus diversifiées et étonnantes.
Le troisième jour, l’étape jusqu’au refuge de l’Arpont étant courte, je me suis permis de quitter le sentier à plusieurs reprises pour suivre des variantes non indiquées sur les cartes. J’ai pu profiter de paysages de toute beauté. La “nature à l’état pur” comme ils disent dans je ne sais plus quelle pub.
Puis ce fut le retour au point de départ par le col du Barbier. Je suis parti tôt du refuge le matin, dans le brouillard. Quelle ambiance! Les chalets d’alpages en ruines, apparaissaient soudainement comme des fantômes suggérant l’activité qui devait régner en ces lieux lorsque les alpages étaient encore exploités. Et ce brouillard, loin de rendre aveugle, se déchirait de temps en temps laissant entrevoir les sommets comme autant de fenêtre donnant sur la montagne. Mais ce brouillard était magique ; il permettait la rencontre. Les faces-à-faces avec les hordes de chamois tout aussi aveugles et surpris que moi ont ainsi été incalculables. Mais il a été traitre aussi. Lorsque j’ai entendu les cloches des brebis pas loin il était ainsi trop tard. Deux gros patou qui, aveugles eux aussi dans ce brouillard, ne savaient pas à qui ils avaient à faire, ont déboulés à fond de train sur moi en aboyant. J’ai eu une belle frayeur!
Quatre jours, ce fut court court ; trop court comme souvent. Juste le temps de garder des souvenirs inoubliables à vouloir faire partager.
Itinéraire :
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